Analyse : Situation observée et perspectives Octobre-Decembre 2026
Risques Identifiés – Septembre 2026
Une sécheresse extrême affecte actuellement le Sud du Tchad, le Nord-Est et le Sud-Est de la RCA et le Nord-Est de la RDC. Cette configuration alarmante résulte toujours d’une combinaison de précipitations déficitaires, d’une faible humidité des sols et d’une évapotranspiration très élevée, créant des conditions hautement défavorables aux cultures et aux ressources hydriques.
Les impacts écologiques s’accélèrent : dégradation accrue des écosystèmes, perte de biomasse, érosion des sols, perte des pâturages et augmentation du risque de feux de végétation. Sur le plan socio-économique, les rendements agricoles diminuent, les ressources fourragères s’appauvrissent et les besoins en eau augmentent drastiquement pour l’agriculture et l’élevage, menaçant la stabilité et les moyens d’existence des populations vulnérables.
Perspectives : Octobre 2026 et Saison OND
Les perspectives prévisionnelles pour le mois d’Octobre 2026 et la saison Octobre-Novembre-Décembre (OND) prévoient un arrêt tardif des pluies sur le Nord du Cameroun, le Sud du Tchad et en RCA. Toutefois, un déficit pluviométrique s’installera sur le Sud du Gabon et du Congo, au Nord-Est de l’Angola, ainsi que sur la partie Ouest de la RDC.
Face à ces disparités territoriales, une vigilance sur mesure s’impose : il s’agit d’accroitre la surveillance des zones émergentes tout en gardant un œil attentif sur les foyers persistants, la restauration de la résilience agricole et écologique demandant du temps.
Actions Anticipatoires Immédiates
- Renforcer le suivi de la situation agro-hydrologique, diffuser des alertes et des conseils agrométéorologiques sur les zones affectées, renforcer la surveillance des feux de végétation et prioriser l’appui aux populations vulnérables.
- Conduire rapidement des évaluations de terrain dans les zones à risque (tant celles déjà affectées qu’émergentes) pour orienter efficacement l’assistance humanitaire et ajuster les calendriers agricoles.
- Coordonner les actions intersectorielles entre services d’agriculture, protection civile, agences humanitaires et acteurs de sécurité alimentaire pour une réponse régionale cohérente et rapide.